8 1/2 – Fellini = ???????

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Behian topatuko duzuen pelikularen kritika duela hamar bat urte idatzi nuen, gaztetan, frantsesez. Aurrekoan, pelikula berbera berriro ikusterakoan, nire iritziak ea aldatuko zuen galdetu nion nire buruari. Zer pentsatzen du 20 urteko gaztetxoak eta 30 urteko gizontxoak.

Azkenfinean, iritzia antzekoarekin jarraitzen dut. Martxeloren abentura existentzial hoiek berdin gustatzen zaizkit . Hau lasaitasuna hau! Urteak urte, gauza batzuk ez dira aldatzen.

Hala ere, garai hartan idatzi nuen kritika irakurtzerakoan, bai ustekabe galantakin topatu naiz. Ze ondo idazten nuen. Hori bai, tamalez, aldatu da. Hemen duzue kritika hau, frantsesez idatzita, hizkuntzak lan egiteko modukoa.

Pas d’idées, plein d’idées. Faire d’un rien un tout. Fellini y excelle. Filmant Marcello Mastroiani, alias Guido, alias Fellini lui-même, comme d’habitude, il se dénude totalement dans un manifeste de cinéma plus pratique que théorique.

Guido est un homme en vacances. Fatigué, il a besoin de repos. Ainsi, il n’apprécie guère qu’une équipe de tournage entière, du preneur son au producteur, lui courre aux fesses. Pour Guido, l’enfer, c’est les autres. Dans la surexcitation générale, tout le monde se parle, personne ne s’écoute. L’aventure ne commence pas dans la sérénité, il n’y a pas même un script. Les acteurs s’interrogent sur leurs rôles, le réalisateur leur suggère de manger des pâtes. Se prêtant tour à tour à la fonction de politologue, confident ou chef opérateur, on l’assaille des perpétuelles mêmes questions. Ses réponses sont assurées, sous une décontraction apparente. Pourtant, derrière ses lunettes de soleil, Guido préfère écouter les petits oiseaux. Indifférent ou plutôt spectateur de la comédie qui l’entoure, il ne fait que simuler une activité de réalisateur. Pas glorieux pour la profession. Tout cela l’ennuie, par moment l’oppresse. Le doctorat de son acolyte binoclard traite de la solitude de l’homme dans le théâtre contemporain, faites le rapprochement.

Rien n´est simple à dire, surtout lorsqu’on a rien à dire. Tel est le problème d’un créateur en panne d’inspiration. Les affres de la création traitées par Fellini, ça peut surprendre. A part lorsqu’il s’agit de donner une petite leçon de cinéma.

Si Guido essaye de se cacher, Fellini tente de se montrer, ceci étant le principe de la mise en abîme. Au nom des confrères, il rend beau un moment de faiblesse, rend digne la proie au doute et rend juste le droit de dire « je ne sais pas ». Mais plus qu’une logorrhée sur la page blanche, il nous invite à une méditation sur son métier, à une visite des coulisses. La réalisation n’est pas une activité facile, moralement comme professionnellement. Guido se sent toujours seul, il ne comprend pas que les gens puissent le comprendre alors que lui s’y mélange les pinceaux. Il vit dans un autre monde, comme dans un film. Un pied dans la réalité, un pied en dehors. Le boulot lui confère un statut particulier, l’autorise à prononcer des conneries du genre « je veux faire une œuvre où l’on voit tout ».

Fellini voit le réalisateur comme un menteur sans talent. Que peut-on bien attendre d’un inventeur d’histoire ? Guido ne fait que vivre dans le mensonge, bernant les autres et lui-même. Le cinéma ne serait-il alors qu’un processus d’affabulation. Ceci mériterait un éclaircissement à la lecture de Bazin.

La quête de Guido réside dans la recherche de la vérité et du bonheur. « Le bonheur est de dire la vérité sans faire pleurer les gens ». Ces interrogations obsèdent notre héros, l’escapatoire provient de ses rêves. Ceux-ci sont totalement surréalistes, il s’y voit planant au-dessus d’un embouteillage, se revoit sur la plage de son enfance dansant avec la Sarghina. Signalons et inclinons nous devant la séquence baroque du harem du roi Salomon, summum de l’esthétique machiste, où Guido en pagne fouette les femmes de sa vie. Scène fellinienne d’anthologie, l’artiste en appelle à l’onirisme, le vrai moteur d’inspiration. La facilité de s’évader comme seule liberté, Fellini en parle à chacun de ses films. C’est ce que ne discerne pas le personnage de l’analyste à lunettes, se bornant à analyser les souvenirs de Guido, interpréter ses sautes d’inspirations et les placer dans un contexte socioculturel. Pourtant, y a rien à expliquer, on s’évite bien des illusions à la lecture des vignettes Carambar.

Huitième étape de son palmarès cinématographique, l’auteur italien y dresse son bilan. Et ce n’est pas innocemment qu’il y dépeint un raté. Grand benêt aux idées loufoques, fellini joue de l’illusion de la simplicité pour élaborer sa réflexion. Les enseignements qu’il en a tiré : le réalisateur se doit de rester lucide et «ne doit pas mettre de désordre dans le désordre du monde ».

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