La contraola 2: Le pacte des loups de Gans

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La bête d’Allien I, II, III et IV a fait des petits. Ce sont les films à monstres qui prolifèrent et nous envahissent. Dernier exemple en date : Le pacte des loups. Même défaut pour tous : ils font la bêtise de montrer la bête. A t’on déjà vu le docteur mad dans Inspecteur Gadget ? Non, alors que les scénaristes apprennent enfin à entretenir le suspens.

Le scénariste du pacte des loups est Stéphane Cabel. Je retiendrais personnellement ce nom jusqu’à la fin de ma vie. Cabel arrive à la quintessence de tout ce qu’il y a de plus nul dans l’univers de l’écriture filmique. Son scénario a une grande influence dans ce qui a été dit au sujet du film : un divertissement étonnant, une « superproduction blockbusterisée » à la française, du jamais vu aux dires de l’auteur. Je confirme, c’est du nanar label made in Hollywood, avec le petit particularisme franchouillard. Gans, le réalisateur, présente son film comme une alternative au modèle hollywoodien où il voulait retrouver l’espèce de plaisir coupable que l’on éprouve devant les Angélique (souvenez-vous d’Angélique et le sultan, Angélique marquise des anges…etc). Pari gagné, c’est aussi con mais on est quand même content de le voir. Submergés que nous sommes par un mélange de déception et d’intérêt, on laisse libre cours aux relents sournois de la critique. La nouvelle vague du cinéma français a une odeur de cheeseburger sans saveur. Le cinéma se fait pour des mangeurs de pop-corn encartés aux multiplexes UGC. Et Gans veut légitimer cette culture jeune et yankéisée. C’est triste à dire mais les yéyés du cinéma viennent d’apparaître. Gans nous fait un caprice d’adolescent attardé en voulant faire du cinéma populaire. Mais le plus drôle réside dans le fait qu’il veuille transmettre son savoir cinéphilique au parterre d’abrutis lui servant de spectateurs. Ceux-ci sont bien incapables de s’y retrouver dans la choucroute de références parsemées tout au long du film. Amusez-vous avec vos amis à découvrir les références cachées de Gans et gagnez des t-shirts, des casquettes, des stylos et bien d’autres lots encore….

Au rayon bonnes nouvelles, nous avons le décès du personnage de l’indien qui garantit pour la suite du film moins de karaté au programme ; le personnage de Bellucci tout droit projeté du festival de Venise pour le compte du FBI italien ; et surtout la magnificence de son décolleté. Enfin, on tire du film un enseignement historique qui, je le parie, doit être méconnu de la plupart des historiens : les clubs de karaté étaient déjà bien implantés en province avant 1789.

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